retour
Installation audiovisuelle Au coeur du debaa chant danse soufi des femmes de Mayotte - Elena Bertuzzi, Laure Chatrefou et Rasim Biyikli
Installation audiovisuelle Au coeur du debaa chant danse soufi des femmes de Mayotte - Elena Bertuzzi, Laure Chatrefou et Rasim Biyikli
vendredi 21 juin 2019

Une oeuvre audiovisuelle à voir, à écouter et à danser, pour plonger dans le debaa, cet art emblématique de la culture mahoraise.
Grand Prix ARTELAGUNA 2017 – Venise (Italie)

Le Debaa, un art Soufi de l’océan Indien.
"Sur l’île de Mayotte des milliers de femmes de toutes générations pratiquent le debaa, art dansé et chanté, créé à partir de poèmes mystiques soufis qui louent lavie du prophète Mahomet. Parées de bijoux, de boules de jasmin et de masques décoratifs, de longues lignes de femmes ondulent en exécutant à l’unisson une danse lente, envoûtante et raffinée qui mobilise principalement les bras et le haut du corps. À travers cette pratique, elles montrent une manière atypique et féminine de vivre l’islam, où l’art du paraître joue un rôle fondamental. Lors de rencontres inter-villageoises, différents groupes s’affrontent. Le debaa devient alors une véritable compétition féminine où la poésie, la danse et la musique sont les seules armes pour mener le combat. Leur ambition est d’être reconnues comme les meilleures chanteuses et danseuses de debaa non seulement à Mayotte mais aussi dans le monde."


Dans cette installation, le public est invité à rentrer dans l'espace de projection pour une immersion sonore et visuelle "Au coeur du Debaa".

Soucieux de révéler une image singulière des femmes musulmanes, de l’Islam et de Mayotte, les auteurs souhaitent donner à voir "les aspirations de la majorité des femmes musulmanes à travers le monde qui souhaite vivre un islam apaisé, en harmonie avec les libertés individuelles et le besoin d’expression"."Alors que l’intégrisme islamique monopolise l’attention de l’opinion publique, quoi de plus urgent que de faire connaître d’autres manières poétiques, harmonieuses et esthétiques de vivre l’islam, dont la culturen soufie, majoritaire dans le monde musulman, est  souvent méconnue ?" 

Fascinés par la créativité de ces femmes, porteuses d'une tradition qu'elles adaptent avec brio à notre société contemporaine, les auteurs de cette installation ont réalisé un important travail de recherche et de création pour restituer cet art emblématique de Mayotte et de l'Océan Indien que l'on ignore encore trop...

Consultez notre calendrier d'évènements
J'y Vais
vendredi 21 juin
10H-17H

IFM

Installation visible et gratuite au public jusqu'en juillet