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Atelier arts visuels sur le pochoir Firoz Ghanty
Atelier arts visuels sur le pochoir Firoz Ghanty
mercredi 02 mai 2018

Outil de contestation privilégié, le Pochoir est passé du Street Art aux musées du monde entier. Une technique à découvrir avec le plasticien et affichiste Firoz Ghanty. 
Ateliers : 2, 8, 15, 22 et 29 mai


L’objectif est de transmettre directement aux stagiaires une technique de gravure, apparentée à la sérigraphie, à faible coût et nécessitant des outils accessibles facilement dans le commerce. Cette technique beaucoup utilisée par les artistes de rue, le Street Art, les graffiteurs, les graffeurs, les tagueurs, est basée sur le bombage, peinture en bombe/aérosol/spray. Le Pochoir, stencil en anglais, feuille de papier, de carton, de plastique ou de métal découpée permet de peindre la partie évidée, c’est-à-dire la partie représentant l’ombre ou la lumière, et rend possible la reproduction multiple d’une image.

Firoz Ghanty est mauricien, plasticien, affichiste, poète, … Depuis 1977, il écrit régulièrement dans la presse des articles d’analyse sur la Culture, l’Art, l’Histoire, des réflexions philosophiques et sur la politique nationale et internationale. Après avoir vécu et travaillé en France de 1984 à 1996, il vit aujourd’hui à Maurice. Firoz Ghanty a eu une longue période d’engagement au sein de structures politiques. Il a créé ou collaboré à différentes ONGs militant pour les Droits de l’Homme, mais aussi pour la sauvegarde et la défense du patrimoine historique, culturel et naturel.

1970 première participation à une exposition collective, Groupe I 
1973 première exposition solo
1974 première exposition solo à l’étranger, Syndicat d’Initiatives, St-Denis, La Réunion

Depuis, il expose et participe à des expositions, des résidences et des ateliers en solo ou en groupe à Maurice et à l’étranger. Ses travaux sont dans des collections privées et publiques à Maurice et à l’étranger.

« Le Graffiti (de l’italien graffito, signifie griffonner) remonte aux Temps Préhistoriques avec les peintures rupestres et les inscriptions murales de Lascaux, de Pompéi, d’Ajânta, d’Aurangâbâd, d’Ellorâ, etc. Une nouvelle ère du graffiti apparaît dans les années 70 pour cette méthode idéale d’écriture directe sur des murs, des palissades ou les rames de métro connue comme des Tags, étiquette, à Philadelphie avant d’envahir les grandes métropoles occidentales et le monde entier par la suite. Elle permettait de faire passer une idée, un slogan.

Le Pochoir emprunté à l’industrie se développa avec la Culture Populaire, la Culture Urbaine et Underground en facilitant la reproduction sérielle contournant les frais onéreux d’impression d’affiches. Subversif et dissident ce langage plastique était une Contre-Culture et la remise en cause des valeurs esthétiques de l’Art officiel, dont les premiers Maîtres furent Blade and Seen. Des organisations notamment de gauche l'ont adopté. Outil de contestation privilégié, le Pochoir comme la sérigraphie sont entrés dans les galeries renommées et les musées du monde entier. Aujourd’hui le Pochoir est devenu un instrument artistique et n’est plus réservé uniquement au Street Art, mais est intégré à la création artistique. Il est intéressant de noter le lien avec les artistes du Pop Art, l’Anglais David Hamilton, ou les Américains Andy Warhol, Roy Lichtenstein et Robert Rauschenberg.
Parmi les artistes graffiteurs, graffeurs, tagueurs les plus connus citons Jérôme Mesnager, Bansky, Jef Aérosol, Blek le Rat.

Pour ma part, j’intègre le pochoir dans mon travail dès 1972 avec un portrait de Ringo Starr, un des quatre Beatles. Et depuis je ne l’ai jamais abandonné, il fait partie de mon Vocabulaire esthétique et plastique. » Firoz Ghanty

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J'y Vais
mercredi 02 mai
16h30 - 18h30

IFM

Inscription obligatoire avec le 20 avril
A partir de 15ans
Candidater via contact@ifmaurice.org
Rs 1000

Ateliers : 2, 8, 15, 22 et 29 mai